On entend tout et son contraire sur l'insécurité en France. Certains disent que la violence explose. D'autres disent que tout va bien. La vérité, comme souvent, est entre les deux.
Dans mon métier, je le vois tous les jours. Des clients arrivent convaincus que la France est devenue un coupe-gorge. D'autres ne comprennent même pas pourquoi on protégerait son domicile. Les deux se trompent, parce qu'aucun des deux ne connaît les vrais chiffres.
Donc voilà, je fais le point. Pas pour faire peur, pas pour rassurer. Pour que chacun puisse juger par lui-même. Toutes les données viennent du bilan du ministère de l'Intérieur publié par le SSMSI en janvier 2026, sur les faits constatés en 2025.
Les agressions physiques en France en 2025
Le chiffre qui revient partout : environ 356 000 coups et blessures volontaires enregistrés en 2025. Ça fait près de 975 par jour. Une agression enregistrée toutes les 90 secondes. Dit comme ça, ça fait réfléchir.
Et la tendance n'est pas bonne. En 2024, ce chiffre s'était stabilisé. En 2025, il repart à la hausse : +5 %. Et ce n'est pas qu'un effet de comptage. Les violences hors du cadre familial, celles qui touchent à la sécurité dans la rue comme à domicile, augmentent aussi de 5 %. C'est un retournement par rapport à l'année précédente.
Il faut quand même regarder ce chiffre avec du recul. Ces 356 000 faits mélangent des réalités très différentes : les bagarres de rue, les violences conjugales, les violences sur mineurs. Les violences familiales représentent une grosse partie du total. Elles sont davantage enregistrées depuis quelques années, grâce à une meilleure prise en charge des plaintes. Mais ça, c'est une tendance de fond, pas un changement d'une année sur l'autre. La hausse de 2025 ne s'explique pas uniquement par là.
Les chiffres montent. Une partie de cette hausse vient du fait qu'on enregistre mieux. Mais une partie reflète aussi une réalité sur le terrain. Il est difficile de dire exactement dans quelles proportions. Ce qui est sûr, c'est que les deux facteurs jouent en même temps.
Et il y a un autre point que personne ne doit oublier. Ces 356 000 faits, ce sont uniquement ceux qui ont été signalés. Beaucoup de victimes d'agression ne portent jamais plainte. Par honte, par peur, par découragement, ou simplement parce qu'elles pensent que ça ne servira à rien. Le ministère de l'Intérieur estime que seule une victime de violences physiques sur trois dépose effectivement plainte. Si seule une victime sur trois porte plainte, le chiffre réel d'agressions dépasse le million par an en France.
Les cambriolages en France en 2025
Les cambriolages de logements baissent de 3 % en 2025, après plusieurs années de hausse ou de stabilité. C'est une bonne nouvelle. Mais le volume reste énorme : environ 213 000 cambriolages sur l'année. Ça fait près de 580 par jour. 580 foyers visités chaque jour en France.
Et le pire, c'est le taux de résolution. Moins de 7 % des cambriolages sont résolus au bout d'un an. Autrement dit, dans plus de 9 cas sur 10, le cambrioleur n'est jamais retrouvé.
Je le dis à mes clients : quand il s'agit de protéger son domicile, on ne peut pas compter uniquement sur le fait que le coupable sera arrêté. C'est un constat, et il explique pourquoi la question de la protection du domicile se pose légitimement.
Les vols et agressions dans la rue
Là, le tableau est contrasté. Les vols avec armes continuent de baisser nettement : moins 7 % en 2025. En revanche, les vols violents sans arme repartent à la hausse : +2 %. C'est la première augmentation de cet indicateur depuis 2016. 9 ans de baisse, et la courbe s'inverse.
Les vols sans violence contre les personnes augmentent aussi légèrement (+2 %), après deux années de recul.
Ces chiffres ne disent pas que la rue est devenue un coupe-gorge. Mais ils montrent que la tendance favorable observée ces dernières années marque une pause. Et 13 % des vols sans violence sont commis dans les transports en commun.
Les homicides en France
C'est le chiffre le plus fiable qui existe sur la violence. Pourquoi ? Parce qu'un homicide est toujours enregistré. Il n'y a pas de problème de plainte non déposée.
En 2025, 982 personnes ont été victimes d'un homicide en France. Une très légère hausse (+1 %) après la baisse de 2024. Les tentatives d'homicide continuent de progresser (+5 %), même si le rythme ralentit par rapport aux années précédentes.
982 morts, c'est 982 de trop. Ramené à la population, le taux d'homicide reste bas en comparaison d'autres pays. Mais chaque chiffre, derrière, c'est une famille détruite. Les statistiques ne doivent jamais faire oublier ça.
Tableau récapitulatif : les chiffres clés de l'insécurité en 2025
| Indicateur | Chiffre 2025 | Évolution |
|---|---|---|
| Coups et blessures volontaires | ~356 000 / an | +5 % |
| Violences hors cadre familial | — | +5 % |
| Cambriolages de logements | ~213 000 / an | -3 % |
| Vols violents sans arme | — | +2 % (1re hausse depuis 2016) |
| Vols avec armes | — | -7 % |
| Homicides | 982 victimes | +1 % |
| Violences sexuelles | — | +8 % |
| Taux de résolution cambriolages | <7 % | — |
Source : SSMSI, « Insécurité et délinquance en 2025 : une première photographie », janvier 2026.
Pourquoi il ne faut pas comparer avec les années 2000
Beaucoup de gens comparent les chiffres d'aujourd'hui avec ceux d'il y a 20 ou 25 ans. Et ils en concluent que tout a explosé. Le problème, c'est que cette comparaison ne tient pas.
La raison est simple. On ne mesure plus la même chose. En 25 ans, plus de 20 lois ont changé ce qui entre dans les statistiques. Des actes qui étaient classés en contravention sont devenus des délits. Résultat : une partie de la hausse vient du fait que le thermomètre a changé. Quelle part exactement ? Personne ne peut le dire avec certitude.
Le ministère de l'Intérieur le sait, et c'est pour ça qu'il mène des enquêtes directement auprès de la population, les enquêtes « Vécu et ressenti en matière de sécurité ». On demande aux gens ce qu'ils ont subi, qu'ils aient porté plainte ou non. Résultat : environ 700 000 personnes se déclarent victimes de violences physiques chaque année. Et selon le Centre d'observation de la société, ce chiffre ne bouge quasiment pas depuis 20 ans.
Qu'est-ce que ça veut dire ? Que la réalité est plus nuancée que les gros titres dans un sens comme dans l'autre. La violence n'a peut-être pas explosé comme certains l'affirment. Mais elle n'a pas baissé non plus. Elle est là, constante, réelle. Et les chiffres officiels n'en montrent qu'une partie.
Le sentiment d'insécurité en France
Les faits ne bougent pas beaucoup sur le long terme. Le ressenti, lui, augmente. Tous les indicateurs du sentiment d'insécurité mesurés par le ministère sont en hausse. Environ 2 personnes sur 10 se sentent en insécurité dans leur quartier. Mais ce chiffre est une moyenne. En ville de plus de 100 000 habitants, c'est 29 %. En milieu rural, 11 %. Le ressenti dépend beaucoup de là où on vit.
Ce ressenti ne sort pas de nulle part. Les faits divers violents marquent les esprits. Les cambriolages non résolus créent un sentiment d'impuissance. Et quand on voit les chiffres bruts sans les comprendre, on pense que tout empire.
Le sentiment d'insécurité et l'insécurité réelle, ce n'est pas la même chose. Mais les deux comptent. Parce que le sentiment, c'est ce qui pousse les gens à se poser la question : est-ce que je dois me protéger ?
Se protéger oui, mais dans le cadre de la loi
En France, les armes de défense de catégorie D (bombes lacrymogènes, shockers électriques, matraques télescopiques) peuvent être achetées et détenues librement par une personne majeure.
En revanche, le port et le transport hors du domicile sont interdits sans motif légitime. Ce n'est pas parce qu'un équipement est légal à l'achat qu'on peut le porter partout, tout le temps.
L'usage doit rester strictement encadré par la légitime défense : une réponse nécessaire, immédiate et proportionnée au danger.
Lire notre guide sur la législation des armes de défenseCe que j'en tire
Je ne suis ni politicien, ni journaliste, ni sociologue. Je vends des produits de défense légaux. Mon rôle, c'est d'aider les gens à se protéger dans le cadre de la loi.
Ce que ces chiffres me disent, c'est que le danger existe. Les cambriolages sont massifs et mal résolus. Les agressions dans la rue sont une réalité. Les vols violents repartent à la hausse pour la première fois en 9 ans. Le risque zéro n'existe pas. Chacun en tire ses propres conclusions.
Une chose est sûre. De tout temps, les gens ont eu besoin de se protéger. Ça n'a jamais changé, et ça ne changera pas. Les menaces évoluent, les outils évoluent, les lois évoluent. Mais le besoin fondamental de sécurité, lui, reste le même. C'est humain.
La réponse, c'est pas la panique. C'est de savoir. Et si on veut se protéger, le faire dans les règles.
C'est pour ça que ShockDefense existe.
Sources
Toutes les données de cet article proviennent du bilan « Insécurité et délinquance en 2025 : une première photographie » publié par le SSMSI le 29 janvier 2026 (ministère de l'Intérieur), de l'enquête « Vécu et ressenti en matière de sécurité », et de l'analyse du Centre d'observation de la société sur l'évolution de l'insécurité. Données publiques, consultables sur interieur.gouv.fr/Interstats.
FAQ — Insécurité en France : les questions fréquentes
Combien d'agressions par jour en France ?
Environ 975 faits de coups et blessures volontaires enregistrés par jour en 2025, soit une agression toutes les 90 secondes. Ce chiffre inclut les violences familiales et ne compte pas les victimes qui n'ont pas porté plainte.
Les cambriolages augmentent-ils en France ?
Non, ils baissent de 3 % en 2025. Mais le volume reste très élevé, environ 213 000 par an, et le taux de résolution ne dépasse pas 7 %.
Les agressions dans la rue augmentent-elles ?
Oui, en 2025 les violences physiques hors cadre familial augmentent de 5 % et les vols violents sans arme de 2 %, une première hausse depuis 2016.
La France est-elle plus violente qu'il y a 20 ans ?
Les chiffres de la police augmentent, mais c'est en partie parce qu'on enregistre mieux. Les enquêtes directes auprès de la population montrent un niveau de violence constant depuis 20 ans. Dans tous les cas, une grande partie des victimes ne porte jamais plainte, ce qui rend les comparaisons encore plus difficiles.
Le sentiment d'insécurité augmente-t-il ?
Oui, tous les indicateurs sont en hausse. Environ 2 personnes sur 10 se sentent en insécurité dans leur quartier. En ville de plus de 100 000 habitants, ce chiffre monte à 29 %.
Comment se protéger légalement en France ?
Les armes de défense de catégorie D (bombes lacrymogènes, shockers électriques, matraques télescopiques) sont en vente libre pour les personnes majeures. Leur détention à domicile est légale. En revanche, le port et le transport hors du domicile sont interdits sans motif légitime.
